Par Anaïs Blanchard · samedi 25 avril 2026
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Métiers d’art
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- Par Astrid Desmousseaux le 25.04.2026 mis à jour le 22.04.2026
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À Caen, transmettre la lutherie baroque de A à Z
Antoine Lescombe, luthier, guide Nolwenn Lefevre dans la maîtrise de chaque étape de la
Antoine Lescombe, luthier, guide Nolwenn Lefevre dans la maîtrise de chaque étape de la fabrication baroque, de la géométrie initiale jusqu’au vernis final. © Les Éclisses / Élodie Leneveu. Antoine Lescombe, né en 1980, a fait le tour des ateliers, en France et à l’étranger, avant de poser ses outils à Caen, où il reprend en 2018 l’atelier de Jean-Yves Tanguy, figure discrète mais reconnue de la facture baroque des années 1970. Fabrication, restauration, montage moderne et baroque: son travail embrasse toute la vie des instruments du quatuor, du violon à la contrebasse. Nolwenn Lefevre, 26 ans, arrive dans cet atelier normand en novembre 2024, après plusieurs stages qui ont aiguisé sa curiosité sans encore l’assouvir. Son ambition est précise: maîtriser chaque étape de la fabrication baroque, des tracés géométriques initiaux jusqu’aux dernières couches de vernis. Les deux se connaissent depuis 2020, date d’un premier stage qui a initié une complicité durable. Ce qu’Antoine souhaite transmettre, c’est autant un héritage technique qu’une culture d’atelier, celle que Tanguy lui a léguée et qu’il porte depuis. Une partie de ce savoir vit encore dans des notes manuscrites et des échanges oraux: le programme sera l’occasion de lui donner une forme pérenne et d’ancrer Nolwenn au cœur d’un milieu professionnel exigeant. 2/9 Se former à l’archeterie auprès d’un Meilleur Ouvrier de France
Emmanuel Carlier, archetier Meilleur Ouvrier de France, transmet à Lydia Golde les secrets de la fabrication et la restauration d’archets. © Félix Marye / BDMMA. Emmanuel Carlier, 50 ans, archetier parisien, est de ceux dont le nom circule discrètement dans les loges et les salles de concert. Meilleur Ouvrier de France, distingué « Hors Concours » par la Violin Society of America, il consacre sa vie à fabriquer, entretenir et restaurer les archets, un métier aussi rare que précis, qui emprunte sa rigueur à l’horloger et sa sensibilité au luthier. Son élève, Lydia Golde, est née en 2000 à Leipzig. Diplômée de l’école de lutherie de Mittenwald, c’est au détour d’un stage qu’elle découvre l’archèterie et décide de se réorienter. Elle rejoint alors l’atelier parisien d’Emmanuel Carlier, et en novembre 2023, est lauréate du Prix Savoir-Faire en transmission, décerné par la Ville de Paris. Leur projet commun: parachever la formation, en fabrication comme en entretien, au contact direct des musiciens et faire de Lydia une professionnelle autonome. Elle entend aussi approfondir la restauration et l’histoire des collections anciennes, un horizon d’autant plus nécessaire que la réglementation sur le bois de pernambouc redessinera bientôt les contours du métier. 3/9 La marbrure sur papier: des techniques anciennes comme point de départ d’un nouveau langage
Marianne Peter, décoratrice du papier, partage avec Paloma Errecaborde les techniques
Marianne Peter, décoratrice du papier, partage avec Paloma Errecaborde les techniques anciennes de la marbrure sur papier destinées à nourrir un langage visuel contemporain et singulier. © La reliure du Limousin. Marianne Peter a fait de la marbrure sur papier bien plus qu’un métier: un langage. Diplômée en communication visuelle, elle travaille aussi bien sur le papier que sur le tissu, le cuir ou la porcelaine, naviguant entre séries contemporaines et restauration de pièces anciennes, au service des relieurs comme des institutions. Chaque feuille qu’elle produit est unique, le motif, né du mouvement des pigments sur le bain, ne se répète jamais tout à fait. Paloma Errecaborde, 37 ans, est arrivée à la marbrure par la reliure. Après avoir dirigé son propre atelier en région parisienne, elle rejoint en 2023 La Reliure du Limousin, où elle enseigne et pratique. C’est en 2018, lors d’une rencontre professionnelle, qu’elle croise Marianne Peter, le début d’une formation qui se poursuit par plusieurs stages. La transmission ici prend une forme rare: Marianne souhaite confier à Paloma sa clientèle sur les papiers anciens, tout en conservant la partie créative. Et pour l’élève, s’approprier les techniques historiques n’est pas une fin, mais le socle à partir duquel construire une voix propre. 4/9 La taillanderie: du chantier médiéval de Guédelon à la pérennisation des gestes
Les taillandiers Martin Claudel et Caroline Hasne œuvrent ensemble à pérenniser les gestes anciens de la forge d’outils tranchants. © Mardjane Amin. Martin Claudel, 36 ans, forgeron breton, a fait ses premières armes sur le chantier médiéval de Guédelon avant de fonder en 2014 sa propre entreprise, entièrement dédiée à la taillanderie, cet art rare de forger les outils tranchants destinés aux métiers du bois, de la pierre ou de la terre. Forgeage à chaud, aciérage, émouture, chaque geste porte en lui des siècles de pratique. Caroline Hasne, 27 ans, a elle aussi gravité autour de Guédelon, où elle produit encore aujourd’hui les outils nécessaires à la construction du château selon les techniques médiévales. C’est en 2021, lors d’un rassemblement de taillandiers dans le Jura, que les deux se rencontrent. Le début d’une relation professionnelle nourrie de visites d’ateliers, de week-end d’affûtage et d’un espace de travail partagé. Leur ambition commune: mettre en ordre et pérenniser des gestes souvent appris sur le tas, en tissant un lien vivant entre l’héritage des anciens et les exigences d’aujourd’hui. Caroline développe sa micro-entreprise depuis 2022 et entend conjuguer travail indépendant, recherches historiques et création. 5/9 Flûtes à bec, hautbois, cornets à bouquin: perpétuer la facture instrumentale Renaissance et baroque
Henri Gohin, facteur d’instruments, transmet à Jules Leroy-Terquem, jeune facteur, près
Henri Gohin, facteur d’instruments, transmet à Jules Leroy-Terquem, jeune facteur, près de cinquante ans de savoir-faire autour des flûtes, hautbois et cornets à bouquin. © Atelier Henri Gohin. Henri Gohin a posé ses outils en Île-de-France en 1978. Depuis, il fabrique et restaure flûtes à bec, hautbois, bassons et cornets à bouquin, ces instruments que l’on entend rarement mais sans lesquels le répertoire Renaissance et baroque perdrait son âme. En cinquante ans, il a développé quelque 150 modèles, collaborant avec musiciens et musées, façonnant chaque pièce selon les exigences acoustiques et historiques de l’original. Jules Leroy-Terquem, né en 2002, a longtemps tourné autour du bois avant de trouver sa voie. Plusieurs expériences dans des domaines connexes l’ont finalement ramené vers ce qu’il cherchait: la facture instrumentale. Les deux hommes se connaissent depuis 2012 par leur entourage commun, mais c’est après un détour formateur que le plus jeune revient se former auprès de l’aîné, dont il devient l’assistant ponctuel avant d’ouvrir son propre atelier. Ce qu’Henri souhaite transmettre dépasse la technique: c’est une manière d’aborder chaque commande comme un problème singulier, une capacité d’adaptation que ses confrères n’ont pas toujours cultivée. Pour Jules, cette transmission doit nourrir son atelier naissant et l’installer dans une autonomie durable. 6/9 Dans le noir du laboratoire Picto, le tirage argentique résiste à l’ère du numérique
Thomas Consani, tireur photographique, initie Alexandre Dias Lopes aux gestes du noir et blanc argentique. © Flaminia Reposi. Thomas Consani a 17 ans quand son père lui apprend à lire la lumière. Cinquante ans plus tard, il est l’un des grands tireurs noir et blanc de sa génération, œuvrant depuis quatre décennies au laboratoire Picto, cette institution parisienne fondée en 1950 par le photographe et tireur photographique Pierre Gassmann. Dans ce lieu hors du temps, il a accompagné l’œuvre de Marc Riboud, William Klein ou Jane Evelyn Atwood, interprétant chaque négatif avec la précision d’un musicien face à une partition. Alexandre Dias Lopes, né en 1995, est arrivé chez Picto par la prise de vue. Mais c’est derrière l’agrandisseur qu’il a trouvé sa vocation: ce moment suspendu où les mains passent entre la lumière et le papier, modelant l’image dans l’obscurité. Embauché en mars 2023, il apprend auprès de Thomas un geste que nul algorithme ne saurait reproduire. Leur objectif: ancrer durablement ce savoir-faire au sein de Picto, alors qu’une clientèle de collectionneurs et de passionnés continue de réclamer le tirage argentique. Au-delà de la technique, Alexandre devra aussi tisser sa propre relation avec les photographes, héritant ainsi de toute la dimension humaine du métier. 7/9 Stuc marbre et pierre: un art de l’illusion bientôt confié à une nouvelle génération
Richard Auroux, stucateur marbre et pierre, transmet à Ludovic Brun un savoir-faire entre
Richard Auroux, stucateur marbre et pierre, transmet à Ludovic Brun un savoir-faire entre restauration du patrimoine et création ornementale contemporaine.© S.O.E STUC & STAFF. Dans l’atelier de la S.O.E. Stuc & Staff, une maison fondée en 1905 dans le cœur de Paris, Richard Auroux, 56 ans, stucateur marbre et pierre de métier et de lignée, c’est son père qui lui a mis l’outil en main, travaille aux côtés de Ludovic Brun, 30 ans, venu de la peinture en bâtiment avant de trouver sa voie dans la matière noble du stuc. Spécialisée en staff, stuc et gypserie, cette entreprise centenaire est le cadre naturel d’un compagnonnage rare. Depuis 2023, ils œuvrent de concert, portant un projet qui dépasse le seul passage de gestes: faire vivre un savoir millénaire tout en l’ouvrant aux exigences de la création contemporaine. Car le stuc marbre et pierre, cet art de l’illusion patiente, travaillé frais à la main, poli jusqu’à l’éclat, mérite de nouveaux territoires d’expression, de nouveaux commanditaires, une nouvelle jeunesse. Fort de onze ans d’expérience forgée au sein de grandes maisons franciliennes, Ludovic recevra les clés d’un savoir que Richard a passé sa vie à affiner, dans la restauration du patrimoine comme dans la création ornementale. 8/9 Le tissage à bras du velours de soie face au défi de la création contemporaine
Olivier Joannen accompagne Pauline Desmullier dans l’exploration des métiers à bras anciens et du velours de soie tissé main au sein de la maison Le Manach. © Constance E.T. de Tourniel. Olivier Joannen tisse depuis des décennies sur les métiers à bras de la maison Le Manach, fondée à Tours en 1829, l’une des grandes manufactures françaises de tissus de luxe, aujourd’hui préservée sous l’égide de Pierre Frey. Brocatelles, damas, lampas, velours de soie: des étoffes que l’on retrouve dans les plus belles demeures et les collections de haute couture, nées de gestes d’une précision extrême. Pauline Desmullier, 33 ans, a commencé par le droit avant de bifurquer vers le textile artisanal. Embauchée en février 2023, elle apprend auprès d’Olivier un procédé d’une complexité silencieuse: insérer les fers, créer les boucles, couper le poil au bon moment pour révéler cet éclat moelleux qui caractérise le velours de soie tissé main. Tisserande déjà confirmée, elle cherche à aller plus loin. Leur projet commun dépasse la transmission du seul geste: Pauline souhaite explorer la mécanique profonde des métiers anciens et interroger leur capacité à répondre aux exigences de la création d’aujourd’hui. Une recherche autant qu’un apprentissage, pour que ces machines centenaires continuent de parler au présent. 9/9 150 Maîtres d’art
La promotion Maîtres d’art-Élèves 2026 réunit des binômes engagés dans la transmission de
La promotion Maîtres d’art-Élèves 2026 réunit des binômes engagés dans la transmission de savoir-faire rares et menacés, comme ici le tissage à bras velours de soie auquel Olivier Joannen forme Pauline Desmullier. © Constance E.T. de Tourniel. BRBR Découvrez l’Association des Ateliers des Maîtres d’Art et de leurs Élèves: maitresdart.fr. [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] [[LI]] [[/LI]] Fermer la fenêtre Votre numéro du mois Magazine Mai 2026
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