L’essentiel
- Combien ? Ferrari a publié le 3 novembre 2026 un chiffre d’affaires de 1 896 M€ pour le troisième trimestre, en hausse de 7 %, et de 10 % à change constant.
- Les voitures : 3 368 livraisons, soit 33 de moins qu’un an plus tôt, pour un résultat net de 431 M€ (+13 %).
- La valeur : une marge d’EBIT de 29,7 % et un taux de personnalisation supérieur à 21 %.
- La Luce : le modèle 100 % électrique est entièrement alloué pour 2027, selon Ferrari.
- L’objectif 2026 : environ 7,65 Md€ de chiffre d’affaires, contre environ 7,60 Md€ auparavant.

Ferrari livre un peu moins de voitures et gagne davantage. Au troisième trimestre 2026, le mix de modèles et la personnalisation ont porté la croissance, malgré des volumes stables et 105 voitures de moins en Chine. La maison de Maranello relève de nouveau ses objectifs annuels et décrit un carnet de commandes qui entre dans 2028.
1 896 M€ de revenus, 33 voitures de moins
Les comptes déposés à la SEC, préliminaires et non audités, couvrent le trimestre clos le 30 septembre. Le chiffre d’affaires passe de 1 766 M€ à 1 896 M€. L’EBIT gagne 12 % à 563 M€ et le résultat net 13 % à 431 M€, soit 2,44 € par action après dilution. Les livraisons reculent pourtant de 3 401 à 3 368 voitures. Sur neuf mois, Ferrari compte 10 170 voitures, 318 de moins qu’un an plus tôt, pour 5 682 M€ de chiffre d’affaires (+6 %).
Ferrari évoque un changement de modèles planifié. L’Amalfi et la 296 Speciale progressent, la 849 Testarossa monte en cadence et sa version Spider commence ses livraisons, tandis que la Roma Spider, la 296 GTS et la famille SF90 XX s’effacent. Les hybrides représentent 33 % des livraisons du trimestre.


La F80 et la personnalisation portent la marge
Le communiqué attribue la hausse de l’EBIT à un mix favorable, soutenu surtout par la F80, et à davantage de personnalisations. La présentation aux analystes chiffre l’écart : 119 M€ pour l’effet mix et prix, contre 8 M€ pour les volumes. La marge d’EBIT passe de 28,4 % à 29,7 %, et l’EBIT progresse de 23 % à change constant, le dollar et le yen pesant sur le chiffre publié.
Le même document indique un taux de personnalisation supérieur à 21 %, sans en préciser l’assiette. Benedetto Vigna, directeur général, place la famille 296 Speciale en tête. La gamme pèse 77 % des livraisons, les séries spéciales 22 % et la supercar 1 %. À comparer avec les résultats de Porsche sur neuf mois.

La Chine tombe à 143 voitures
Le trimestre ne montre qu’un seul vrai repli géographique. La zone EMEA reçoit 1 487 voitures (+38), les Amériques 1 050 (+5) et le reste de l’Asie-Pacifique 688 (+29). La Chine continentale, Hong Kong et Taïwan tombent à 143 voitures, contre 248 un an plus tôt, soit 4 % des livraisons. Sur neuf mois, cette zone passe de 759 à 583 voitures. Le communiqué ne commente pas ce recul, et la présentation évoque une demande saine dans toutes les zones.
Luce : entièrement allouée pour 2027
Une ligne de la présentation suffit : la Luce est entièrement allouée pour 2027. Le document ne chiffre ni les commandes ni les livraisons, et son calendrier place 2026 comme première année de livraison. Dévoilée à Rome le 25 mai 2026 et dessinée avec LoveFrom, le collectif de Jony Ive et Marc Newson, la voiture annonce 1 040 ch et plus de 530 km d’autonomie. Ses quatre portes et cinq places sont une première pour la marque. Détails dans le lancement de la Luce.

40 millions de dollars pour le Chassis 0
Le communiqué cite aussi la vente à Monterey du Chassis 0, première Luce de série. Le lot 345 de RM Sotheby’s a atteint 40 000 000 de dollars, sans frais acheteur, pour une estimation de 1 100 000 dollars. La maison de ventes et Ferrari y voient un record pour une voiture neuve aux enchères. Le produit revient à The Ferrari Foundation, pour des projets éducatifs, et la livraison est prévue au premier trimestre 2027. Autre résultat récent aux enchères : la F50 de Las Vegas.


New York et Sketch Body, le versant lifestyle
Le sponsoring, les revenus commerciaux et la marque rapportent 220 M€ (+4 %). Lancé le 9 septembre, Sketch Body prolonge l’offre Collectibles : des capots inspirés de la 812 Competizione Tailor Made reçoivent le croquis de Flavio Manzoni. Ferrari prépare aussi l’ouverture de son flagship de New York, sans date dans ces documents.

Un objectif 2026 relevé à 7,65 Md€
Ferrari vise désormais environ 7,65 Md€ de chiffre d’affaires, au moins 3,00 Md€ d’EBITDA ajusté, contre 2,97 Md€, et au moins 2,285 Md€ d’EBIT ajusté, contre 2,26 Md€. Ce relèvement repose sur des personnalisations plus fortes que prévu, un change moins défavorable et l’hypothèse d’une deuxième place en Formule 1. Il dépend aussi de la visibilité actuelle sur la crise au Moyen-Orient.
« Notre carnet de commandes s’étend désormais jusqu’en 2028 », indique Benedetto Vigna, qui annonce deux lancements de plus d’ici la fin de l’année.
| Chiffre d’affaires | 1 896 M€, +7 % (+10 % à change constant) |
| EBIT | 563 M€, marge de 29,7 % |
| EBITDA | 753 M€, marge de 39,7 % |
| Résultat net | 431 M€, +13 % |
| Free cash flow industriel | 567 M€, +43 % |
| Livraisons | 3 368 voitures, 33 de moins |
| Objectif 2026 | environ 7,65 Md€ de chiffre d’affaires |
| Carnet de commandes | jusqu’en 2028 |
Informations vérifiées le 5 novembre 2026. Sources : Ferrari N.V., formulaire 6-K déposé à la SEC, présentation des résultats de Ferrari du 3 novembre 2026, communiqué Ferrari du 25 mai 2026, RM Sotheby’s.


