Paris : la terrasse cachée du Shangri-La dévoile son déjeuner dominical face à la tour Eiffel - La Revue du Luxe
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Paris : la terrasse cachée du Shangri-La dévoile son déjeuner dominical face à la tour Eiffel

Le Shangri-La Paris accueille la Maison Roland au cœur de son jardin privé, proposant une cuisine de bistrot bourgeois face à la tour Eiffel dans l'ancienne demeure du prince Roland Bonaparte

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L’essentiel

  • Une formule dominicale proposée au tarif de 138 euros par personne, incluant champagne et amuse-bouche.
  • L’adresse se situe au 10, avenue d’Iéna, dans le XVIe arrondissement de Paris.
  • La table est installée dans l’ancien hôtel particulier du prince Roland Bonaparte, construit à la fin du XIXe siècle.
  • Le déjeuner offre une vue directe sur la tour Eiffel depuis les jardins du palace.

L’art de vivre parisien au cœur d’une adresse historique

L’art de vivre parisien trouve son plus bel écrin dans les jardins confidentiels des palaces de la capitale. À deux pas du musée Guimet, l’avenue d’Iéna déploie son atmosphère résidentielle et feutrée, caractéristique du XVIe arrondissement. Ce quartier, marqué par l’élégance architecturale de la fin du XIXe siècle, abrite des demeures qui racontent l’histoire de la haute société française. C’est ici, au sein de l’ancienne demeure historique du prince Roland Bonaparte, que le lieu propose une expérience gastronomique singulière. Aux beaux jours, le jardin privé du palace parisien accueille la table éphémère Maison Roland, offrant une vue privilégiée et intime sur la tour Eiffel.

L’emplacement géographique est stratégique. Situé sur la colline de Chaillot, l’établissement profite d’une topographie qui permet de contempler le Champ-de-Mars avec un recul idéal. La perspective offerte depuis la terrasse est celle d’un Paris majestueux, où la Dame de Fer semble s’inviter à la table des convives. Cette proximité visuelle, rare même pour les établissements de prestige du secteur, transforme le simple repas dominical en un moment de contemplation architecturale. L’agitation urbaine de l’avenue d’Iéna s’efface totalement une fois les grilles franchies, laissant place à la quiétude d’un jardin paysager où chaque détail a été pensé pour préserver la discrétion des hôtes.

Paris : la terrasse cachée du Shangri-La dévoile son déjeuner dominical face à la tour Eiffel - La Revue du Luxe

L’esprit d’un bistrot bourgeois en plein air

La proposition de Maison Roland repose sur un équilibre délicat entre la sophistication inhérente à un palace et la convivialité d’un déjeuner dominical. Le concept s’inspire des déjeuners de famille de la haute bourgeoisie, où la générosité des plats n’exclut jamais la rigueur du service. Dans ce jardin, l’ambiance est volontairement plus légère que dans les salles de réception intérieures, tout en conservant les attributs du luxe. On y retrouve l’esprit des jardins parisiens d’autrefois, mis en scène avec une modernité discrète. Le mobilier de jardin s’intègre harmonieusement à la végétation, créant des îlots de tranquillité où le temps semble suspendu.

Un cadre historique au cœur du XVIe arrondissement

Pour ce déjeuner dominical, l’établissement s’éloigne des codes traditionnels du bistrot parisien pour concevoir une atmosphère bourgeoise et soignée. Nappes blanches impeccables, vaisselle en porcelaine de Gien, argenterie étincelante et service millimétré plantent le décor. Chaque élément de la table a été sélectionné pour faire écho au faste de l’époque du prince Bonaparte. Proposée au tarif de 138 euros par personne, la formule dominicale inclut une coupe de champagne, un amuse-bouche, une sélection d’entrées à partager, un plat accompagné de sa garniture au choix, et un dessert traditionnel. Ce positionnement tarifaire reflète l’exclusivité du lieu et la qualité des produits sourcés avec soin.

Le service, orchestré avec la précision propre aux grandes maisons, contribue à la fluidité de l’expérience. Les serveurs, attentifs mais jamais intrusifs, guident les convives à travers les différentes étapes de la formule. L’amuse-bouche, servi dès l’arrivée avec la coupe de champagne, donne le ton : une cuisine de produit, lisible et savoureuse. Le choix de la porcelaine de Gien n’est pas anodin ; il souligne l’attachement à l’artisanat français et à une certaine tradition décorative qui se marie parfaitement avec l’architecture environnante. Les reflets de la lumière sur l’argenterie et le cristal participent à cette mise en scène de l’excellence française.

À Paris, cette terrasse caches d’un palace offre un déjeuner hors du temps face à la tour Eiffel - Actu.fr

Chez le prince Roland Bonaparte

L’héritage historique du 10 avenue d’Iéna confère à cette table une aura particulière. Né en 1858, le prince Roland Bonaparte, petit-fils de Lucien Bonaparte et grand-neveu de Napoléon Ier, était un scientifique reconnu, géographe et botaniste passionné. Sa bibliothèque monumentale, qui comptait près de 150 000 ouvrages, occupait autrefois plusieurs ailes de cet hôtel particulier. Les façades sculptées, inscrites aux Monuments Historiques, témoignent encore de la grandeur de cette époque où le Tout-Paris se pressait dans ces salons. Maison Roland rend hommage à ce passé illustre à travers une proposition culinaire classique et parfaitement exécutée, rappelant l’époque où les jardins de la demeure étaient le théâtre de réceptions savantes et mondaines.

Le prince, qui fut président de la Société de Géographie, a laissé derrière lui une empreinte intellectuelle forte. Son intérêt pour la botanique se retrouve aujourd’hui dans le soin apporté aux jardins qui accueillent la table Maison Roland. Cet environnement végétal, bien que situé en plein Paris, offre une diversité d’essences qui rappelle les expéditions scientifiques du prince. Déjeuner dans ces lieux, c’est aussi s’imprégner d’une page de l’histoire de France, entre la fin du Second Empire et la Belle Époque, une période où l’architecture parisienne a connu son apogée sous l’influence du baron Haussmann.

Chez le prince Roland Bonaparte - La Revue du Luxe

Le retour du pâté en croûte traditionnel

Le pâté en croûte, longtemps relégué au second plan, fait ici un retour remarqué. Cette pièce de charcuterie fine demande une technicité rare : la préparation de la farce, le choix des viandes, la confection d’une pâte à la fois solide et fondante, et surtout la maîtrise de la gelée. Chez Maison Roland, il est servi comme un hommage au patrimoine gastronomique français. Sa présence sur la table des entrées symbolise cette volonté de renouer avec des classiques qui exigent du temps et du savoir-faire. C’est un plat qui rassemble, que l’on commente et que l’on partage avec plaisir, incarnant parfaitement la philosophie de ce déjeuner dominical.

Une parenthèse gastronomique sous le signe du partage

Le rituel du déjeuner débute par un défilé d’entrées d’inspiration bourgeoise servies simultanément sur table. Cette approche favorise la convivialité et permet à chaque convive de goûter à une palette de saveurs variées. Parmi elles, un gaspacho de tomates de saison, d’une fraîcheur éclatante, un cœur d’artichaut en vinaigrette escorté de figues fraîches et de ricotta pour une touche de douceur, ainsi qu’un maquereau à la moutarde accompagné de pommes de terre tièdes. La pièce maîtresse de ce premier service reste le traditionnel pâté en croûte, préparé dans les règles de l’art, confirmant le retour en grâce de cette spécialité charcutière sur les grandes tables parisiennes.

La dynamique du partage est au cœur de l’expérience proposée avenue d’Iéna. Contrairement à la rigueur d’un menu dégustation classique où les assiettes se succèdent de manière individuelle, ici, les plats d’entrées créent une table animée. Les textures se répondent : le croquant de la croûte du pâté, le fondant de la ricotta, et le soyeux du gaspacho. Chaque produit est sélectionné pour sa qualité intrinsèque, respectant le calendrier des saisons pour garantir une intensité aromatique maximale. L’influence de la cuisine de bistrot se ressent dans la franchise des goûts, tandis que la technique du palace assure une présentation et une finesse irréprochables.

De la terre à l’assiette végétarienne

Pour le plat principal, les convives peuvent opter pour des propositions classiques ou végétariennes. Le quasi de veau, servi avec une crème aux cèpes, se distingue par une cuisson rosée maîtrisée et une texture tendre. Ce morceau, particulièrement apprécié pour sa finesse, est mis en valeur par une sauce onctueuse qui souligne les saveurs boisées des champignons. En alternative, les petits farcis végétariens au boulgour et au crottin de Chavignol offrent une réplique savoureuse et travaillée, prouvant que la gastronomie légumière a toute sa place au sein d’un palace. Le fromage de chèvre apporte une pointe de caractère qui vient équilibrer la douceur des légumes farcis.

Les accompagnements traditionnels, allant des haricots verts en persillade à la purée de pommes de terre gourmande, complètent l’expérience. Ces garnitures, servies généreusement, rappellent la cuisine de nos grands-mères, mais exécutées avec une précision chirurgicale. La purée, d’une finesse extrême, est un classique indémodable qui ravit les amateurs de confort food de luxe. La persillade des haricots verts apporte la note herbacée nécessaire pour ponctuer la dégustation des viandes ou des légumes farcis. Chaque plat est pensé pour être à la fois rassasiant et élégant, évitant toute lourdeur superflue.

De la terre à l'assiette végétarienne - La Revue du Luxe

Une douceur sucrée pour clore l’expérience

Le moment du dessert est souvent celui que l’on attend avec le plus d’impatience lors d’un déjeuner dominical. Chez Maison Roland, il ne s’agit pas de démonstration technique ostentatoire, mais de redonner ses lettres de noblesse aux grands classiques du répertoire français. Ces desserts, ancrés dans la mémoire collective, sont sublimés par l’utilisation de produits d’exception. La vanille de Madagascar, le chocolat de grande origine et la fraîcheur des œufs se ressentent dans chaque bouchée. C’est une conclusion qui laisse une impression de plénitude, parfaitement en phase avec le cadre serein du jardin.

Des douceurs classiques pour une fin de repas raffinée

Le repas s’achève sur des notes sucrées traditionnelles qui privilégient la simplicité et la justesse des saveurs. La carte des desserts met en avant une île flottante, dessert emblématique s’il en est, dont la crème anglaise doit être d’une onctuosité parfaite. On y trouve également une crème caramel infusée à la vanille de Madagascar, ou encore une mousse au chocolat à la texture ferme et aérienne, qui ravira les puristes. Pour les amateurs de haute gastronomie, l’expérience peut être enrichie d’options haut de gamme telles qu’un plateau de fruits de mer, une côte de bœuf sauce Périgueux pour deux convives, ou une sélection de caviar, permettant ainsi de personnaliser ce moment selon les envies.

Ces suppléments de luxe, comme la sauce Périgueux à base de truffes, permettent de basculer vers une expérience encore plus exclusive. La côte de bœuf, préparée pour être partagée, renforce l’aspect convivial du repas. Le service de ces plats d’exception respecte les codes du palace, avec des découpes parfois effectuées en salle, ajoutant une dimension spectaculaire au déjeuner. Que l’on s’en tienne à la formule classique ou que l’on opte pour ces mets prestigieux, la qualité de l’exécution reste le fil conducteur. L’objectif est clair : offrir une parenthèse enchantée, loin du tumulte, face à l’un des monuments les plus célèbres au monde, tout en honorant la mémoire culinaire française.

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Written by
Camille Rousseau

Camille Rousseau suit l'actualité de l'hôtellerie de luxe et de l'art du voyage pour La Revue du Luxe : ouvertures de palaces, resorts confidentiels et nouvelles maisons des grands groupes.

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