- L’adresse : Mannie, cantine de street food 100 % végétarienne, au 32 rue Coquillière dans le 1er arrondissement de Paris, à deux pas du Palais-Royal.
- Le concept : une cuisine végétale gourmande et sans posture, qui traite les légumes comme on traite d’ordinaire la viande, dans un esprit street food.
- Qui : une maison fondée par Cannelle Brenelière et Maxime Rieuf, passés par le groupe Tiger Milk et l’école de cuisine La Source.
- La carte : une poignée de buns et de bowls de saison, quelques accompagnements et desserts maison, autour de 15 à 20 euros le repas.
- La signature : le produit brut, bio et local, une rotation au fil des saisons et une démarche zéro déchet assumée.
Dans une ruelle du 1er arrondissement de Paris, à quelques pas du Palais-Royal et du jardin des Halles, une petite devanture vert d’eau attire l’oeil des passants. Sur son store, un seul mot : Mannie. Derrière cette façade se cache l’une des adresses qui, ces derniers mois, ont redonné ses lettres de noblesse à un genre longtemps boudé par la gastronomie parisienne, la street food végétarienne.
Le pari de la maison tient en une phrase : rendre les légumes désirables. Pas de discours militant ni d’étiquette pesante, mais une cuisine végétale pensée comme un plaisir immédiat, servie dans un décor pastel qui évoque autant le comptoir de quartier que la boutique de créateur. Une approche qui, dans une ville où la viande reste reine, a de quoi bousculer quelques habitudes.
Une cantine végétale au coeur du 1er arrondissement
Installé au 32 rue Coquillière, à la lisière du quartier des Halles, Mannie occupe un local minuscule d’une petite soixantaine de mètres carrés, avec à peine plus d’une vingtaine de couverts. L’espace, tout en teintes poudrées, boiseries claires et suspensions colorées, ressemble davantage à un salon lumineux qu’à une adresse de restauration rapide. On y vient le midi comme le soir, du lundi au samedi, pour manger sur place ou emporter. Les places étant comptées, mieux vaut arriver tôt : la salle se remplit vite.

Rendre les légumes aussi désirables qu’une viande
Le principe de Mannie est simple et assumé : traiter le légume comme on traiterait une belle pièce de viande. Cuisson maîtrisée, textures travaillées, assaisonnements francs, l’idée est de dépasser le cliché de la salade triste pour proposer une cuisine végétale généreuse et rassasiante. La maison revendique d’ailleurs de ne pas se vendre d’abord comme végétarienne, mais comme gourmande. Une manière habile de s’adresser au plus grand nombre, bien au-delà du cercle des convaincus.
Buns, bowls et desserts maison : la carte courte de Mannie
La carte va à l’essentiel : quelques buns et quelques bowls, complétés d’accompagnements et de desserts, qui tournent au fil des saisons. Côté buns, on croise un généreux double cheese, une version croustillante de saison ou un pavé de brocoli. Côté bowls, une aubergine laquée fondante, une déclinaison végétale de la césar ou un bol de courgette rôtie. À côté, des frites de halloumi, des acras de courgette ou des oeufs mayo, puis un cheesecake et un cookie pour finir. Une offre resserrée, mais entièrement faite maison, à partir de produit brut.

Le circuit court comme ligne de conduite
Derrière l’assiette, Mannie affiche une exigence de sourcing rare pour une adresse de ce format. Les produits sont choisis bio et le plus local possible, en circuit court auprès des producteurs, avec une carte qui suit strictement les saisons. La maison pousse la logique jusqu’à une démarche zéro déchet, avec compostage et formation des équipes aux pratiques durables. Autant de partis pris qui rapprochent cette petite cantine des standards des tables engagées, et lui ont valu d’être repérée par les guides de la restauration écoresponsable.

Cannelle et Maxime, deux profils venus de la restauration
L’aventure est celle de deux associés, Cannelle Brenelière et Maxime Rieuf, réunis par une même envie de réinventer la restauration rapide. Tous deux sont passés par le groupe Tiger Milk, où ils ont appris la gestion d’un réseau d’adresses, avant de se lancer seuls. Maxime a complété son parcours par une formation à l’école de cuisine La Source, dont il revendique l’héritage en matière de cuisine durable. De cette double culture, entre rigueur de gestion et savoir-faire de terrain, est né un projet qui se veut aussi solide sur le plan économique que cohérent sur le fond.
Notre regard
Mannie n’a rien d’une adresse de luxe au sens classique du terme, et c’est précisément ce qui la rend intéressante. À l’heure où la cuisine végétale s’installe durablement dans les habitudes parisiennes, cette cantine miniature en donne une lecture juste : ni gadget ni sacerdoce, mais un vrai travail de produit, servi à prix doux. On tient là l’une de ces adresses de quartier qui, sans tapage, participent à faire bouger les lignes de la gastronomie urbaine. Une maison à suivre, que l’on peut retrouver sur le site officiel de Mannie.
| Établissement | Mannie · restaurant de street food végétarienne |
| Où | 32 rue Coquillière, 75001 Paris · quartier des Halles / Palais-Royal |
| Fondateurs | Cannelle Brenelière et Maxime Rieuf |
| Concept | Cuisine végétale gourmande, esprit street food, produit bio et local |
| Carte | Buns et bowls de saison, accompagnements, cheesecake, cookie |
| Budget | Environ 15 € le midi, 19 € le soir |
| Horaires | Du lundi au samedi, midi et soir |
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