- L’adresse : Doki Doki, comptoir de handroll (temaki) japonais, né à la Poste du Louvre, au 59 bis rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement de Paris.
- Le concept : un bar à handroll où chaque cône de nori croustillant est roulé à la commande, sous les yeux du client, dans un esprit omakase sans cérémonie.
- Qui : une maison lancée en 2022 par Romain Taieb, à l’origine de Piaf et Bambini, avec son associé Thomas Moreau.
- L’offre : des formules de 3 à 6 handrolls, de 16 à 34 euros, complétées par tartares, sashimis et mochis maison.
- La signature : une cuisine japonaise pensée à la new-yorkaise, rapide et élégante, désormais déclinée sur quatre adresses parisiennes.
À Paris, le sushi de comptoir avait ses codes, ses maîtres et ses files d’attente. Doki Doki a choisi d’en bousculer un seul geste, mais le plus intime : celui de la main qui roule. Ici, pas de plateau assorti ni de menu interminable, mais le handroll, ce cône de nori croustillant garni de riz tiède et de poisson cru, préparé sous vos yeux et à déguster aussitôt. Une manière plus vive, plus directe, de vivre le Japon à table.
Le pari, tenu depuis 2022, tient en une formule : la précision d’un bar à sushis, l’énergie d’une adresse new-yorkaise. Doki Doki a fait du handroll un produit vedette, et d’un format volontairement resserré une signature qui séduit désormais quatre quartiers de la capitale et sa proche banlieue.
Le handroll, un geste japonais réinventé au comptoir
Le principe est limpide. On s’installe au comptoir, on coche sur une petite carte le nombre de rouleaux souhaités, de trois à six, et les chefs les confectionnent un à un, dans l’ordre, pour qu’ils arrivent au sommet de leur croustillant. Chaque handroll marie une feuille de nori croquante, un riz japonais vinaigré et servi tiède, et une garniture de poisson ultra-frais. Le temaki, ce cône que l’on saisit à la main, cesse d’être un simple item de carte pour devenir le cœur de l’expérience.

Doki Doki, une idée née entre Paris et New York
Derrière l’enseigne, on trouve Romain Taieb, déjà à l’origine des restaurants Piaf et Bambini, associé à Thomas Moreau. Leur ambition : un lieu simple et élégant où l’on passe un bon moment, mais pas trop long, à la manière japonaise. Le concept du bar à handroll, encore rare en Europe, s’inspire autant de la tradition nippone que de l’esprit décontracté des adresses new-yorkaises. La première maison a ouvert début 2022 à la Poste du Louvre, au 59 bis rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement.
Un décor brut et zen, pensé pour le geste
Le cadre a été confié à l’architecte Rodolphe Albert, qui a imposé une esthétique minérale et apaisée : béton lissé, bois massif, tabourets sculptés et suspensions en papier japonais qui diffusent une lumière chaude. Les céramiques signées Luisa Botta ponctuent le comptoir. Rien ne détourne l’attention du handroll et du travail des mains. On mange face aux chefs, dans une intimité de bar qui rappelle l’omakase, sans en avoir la solennité ni le prix.

Une carte courte, des produits pointus
La lecture est vite faite, et c’est voulu. Les formules alignent trois à six handrolls, de 16 à 34 euros, avec des garnitures qui vont du saumon au thon rouge, du toro au homard bleu, en passant par le crabe et la Saint-Jacques. Autour, quelques sashimis autour de 10 euros et des tartares aux alentours de 14 euros complètent le repas. Le nori vient de la mer d’Ariake, au sud du Japon, et le riz est chauffé au bon moment. La touche sucrée, elle, revient aux mochis maison, imaginés avec la cheffe pâtissière Agathe Bernard, déclinés en coco, praliné, sésame noir ou yuzu.

Quatre adresses et une même promesse
Le succès du premier comptoir a essaimé. Doki Doki compte aujourd’hui quatre adresses : le berceau du Louvre dans le 1er, la rue Marbeuf à deux pas des Champs-Élysées dans le 8e, la rue des Martyrs dans le 9e et l’avenue Charles-de-Gaulle à Neuilly-sur-Seine. Toutes ouvrent sept jours sur sept, midi et soir, avec un service continu le week-end. La formule reste identique d’un lieu à l’autre : un comptoir, des mains, et le handroll pour seule vedette.
Notre regard
Doki Doki illustre une évolution discrète mais nette de la restauration japonaise à Paris : la montée d’un luxe décomplexé, rapide sans être expédié, exigeant sur le produit sans afficher la lourdeur du grand restaurant. En misant tout sur un geste, celui du rouleau confectionné à la commande, la maison a trouvé un langage clair, reproductible d’une adresse à l’autre, et parfaitement en phase avec l’époque. Une belle démonstration de ce que peut être un objet de gourmandise contemporain, à découvrir sur le site officiel de Doki Doki.
| Enseigne | Doki Doki Handroll Bar · comptoir de handroll (temaki) japonais |
| Berceau | Poste du Louvre, 59 bis rue Jean-Jacques Rousseau, Paris 1er |
| Fondateurs | Romain Taieb (Piaf, Bambini) et Thomas Moreau, depuis 2022 |
| Concept | Handrolls roulés à la commande au comptoir, esprit omakase, style new-yorkais |
| Formules | 3 à 6 handrolls de 16 à 34 euros · sashimis, tartares et mochis maison |
| Produits | Nori de la mer d’Ariake, riz vinaigré tiède, thon rouge, toro, saumon, homard bleu, crabe, Saint-Jacques |
| Adresses | Louvre (1er), Marbeuf (8e), Martyrs (9e) et Neuilly-sur-Seine · 7j/7 |

