L’essentiel
- La célèbre villa du film Classe moyenne est située dans le Gard, au cœur du lotissement de La Garrigue à Castillon-du-Gard.
- Cette demeure atypique de 250 m², surnommée la villa « Escargot », a été conçue par l’architecte moderniste Joseph Massota.
- La comédie sociale réalisée par Antony Cordier, sortie en 2025, réunit à l’écran un casting prestigieux comprenant notamment Laurent Lafitte et Laure Calamy.
- Ce haut lieu d’architecture est aujourd’hui disponible à la location saisonnière pour accueillir jusqu’à dix personnes.
La célèbre villa du film Classe moyenne, véritable chef-d’œuvre moderniste niché à Castillon-du-Gard, s’impose comme le protagoniste silencieux de la satire sociale d’Antony Cordier. Diffusée ce soir sur le petit écran pour le plus grand plaisir des amateurs de cinéma et d’architecture, cette œuvre cinématographique sortie en 2025 met en lumière une propriété singulière. Au-delà de son rôle de décor, cette demeure de prestige de 250 m² influencée par les théories de Le Corbusier représente une halte pour les esthètes en quête d’escapades géométriques.
Une satire sociale sous le soleil du Gard
Une comédie grinçante sous le soleil du Gard
Après Happy Few en 2010 et Gaspard va au mariage en 2017, le réalisateur Antony Cordier livre avec Classe moyenne une comédie sociale mordante. Porté par un casting choral haut de gamme réunissant Laurent Lafitte, Laure Calamy, Élodie Bouchez, Ramzy Bedia, Sami Outalbali et Noée Abita, le long-métrage s’articule autour d’une cohabitation explosive. L’intrigue s’enclenche lorsque Mehdi s’installe avec sa compagne Garance dans la somptueuse propriété de ses futurs beaux-parents, Philippe et Laurence. L’apparente quiétude des lieux vole en éclats quand un conflit éclate avec le couple de gardiens de la villa, Tony et Nadine.
Présentée à la prestigieuse Quinzaine des Cinéastes lors du Festival de Cannes 2025, la comédie grinçante a séduit 251 213 spectateurs dans les salles obscures lors de sa sortie. Dans ce huis clos à ciel ouvert, la tension dramatique est magnifiée par une architecture hors du commun qui transcende le simple cadre de tournage. La fluidité spatiale de la demeure offre au cinéaste une liberté de mouvement totale, brisant les perspectives traditionnelles de la confrontation théâtrale.
Les secrets de la villa du film Classe moyenne
Pour donner vie à cette confrontation de classes, les équipes de production ont posé leurs caméras durant l’été 2024 au cœur du département du Gard. Les équipes de tournage ont pris leurs quartiers durant six semaines au cours de l’été 2024 au sein de ce lotissement préservé. Plus précisément, le tournage s’est déroulé dans l’une des cinq villas du lotissement haut de gamme de La Garrigue, situé sur la commune de Castillon-du-Gard. Ce site privilégié bénéficie d’une situation géographique idéale, à proximité immédiate de la cité médiévale d’Uzès, du majestueux pont du Gard et d’Avignon. Quelques scènes d’ambiance ont également été capturées dans les rues historiques de Nîmes.
Fiche technique de la villa Escargot: BR· Propriété: Villa Escargot (lotissement La Garrigue)BR· Architecte: Joseph Massota (1925-1989)BR· Localisation: Castillon-du-Gard, Gard (Région Occitanie)BR· Superficie: 250 m² de surface habitableBR· Capacité: Jusqu’à 10 voyageurs (5 chambres, 3 salles de bain)BR· Prestations: Piscine à débordement, absence d’angles droits
L’œuvre visionnaire de l’architecte Joseph Massota
La villa Escargot un chef-d’œuvre signé Joseph Massota
La propriété, baptisée la villa « Escargot » en raison de sa structure hélicoïdale, est signée par une figure marquante de l’architecture régionale du XXe siècle. L’architecte Joseph Massota (1925-1989), profondément influencé par les préceptes de Le Corbusier, signe ici une demeure affranchie de tout angle droit. On doit notamment à ce créateur audacieux l’église Notre-Dame-du-Suffrage-et-Saint-Dominique à Nîmes. Avec ses courbes organiques qui épousent le relief de la garrigue, la villa offre un dialogue constant entre intérieur et extérieur, caractéristique de l’architecture moderniste méditerranéenne.
Le choix d’un tel décor témoigne de la tendance croissante du cinéma français à ériger le patrimoine architectural en véritable personnage de fiction. À l’instar des villas de la Côte d’Azur ou des domaines modernistes californiens, la villa « Escargot » de Castillon-du-Gard joue sur les contrastes entre la rigueur esthétique du béton et l’irrégularité sauvage de la nature environnante, symbolisant visuellement les fractures sociales qui se jouent parmi les protagonistes.
Une perle moderniste ouverte à la location
Une retraite d’exception disponible à la location
Bonne nouvelle pour les passionnés d’architecture et de villégiatures confidentielles: cette résidence n’est pas qu’un mirage de cinéma. Cette adresse déploie cinq chambres, trois salles de bain et une superbe piscine à débordement. Configurée pour accueillir confortablement jusqu’à dix personnes, la propriété est régulièrement proposée à la location saisonnière. Elle permet ainsi de vivre une immersion totale dans l’univers de Joseph Massota, le temps d’un séjour estival sous le soleil du Midi.
Louer une telle icône de l’architecture moderniste s’inscrit dans un art de vivre exigeant, recherché par une clientèle désireuse de conjuguer culture, design et art de vivre méridional. Loin des tumultes du film, les hôtes d’un été pourront ainsi profiter de la douceur de vivre du Gard, entre dégustation de crus locaux et baignades suspendues face à la garrigue, avec la certitude de vivre une expérience bien plus sereine que celle des personnages de Classe moyenne.


