L’essentiel
- La semaine de la haute couture automne-hiver 2026-2027 s’est tenue à Paris du 6 au 9 juillet, réunissant une trentaine de maisons sous l’égide de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode.
- Deux débuts très attendus ont dominé les conversations : Pierpaolo Piccioli chez Balenciaga et Duran Lantink chez Jean Paul Gaultier, tous deux le 8 juillet.
- Fendi a clos la saison hors les murs, à Rome, avec le premier défilé couture de Maria Grazia Chiuri pour la maison romaine.
- Dix-huit maisons invitées, de Manish Malhotra à Robert Wun, ont confirmé l’internationalisation croissante du calendrier.
Retour sur une semaine qui comptera dans l’histoire récente de la couture. Du 6 au 9 juillet, Paris a vécu au rythme d’un calendrier automne-hiver 2026-2027 exceptionnellement dense, ouvert par Schiaparelli le lundi matin et refermé à Rome le jeudi soir. Rarement une saison couture aura concentré autant de premières fois : nouveaux directeurs artistiques, maisons invitées venues de trois continents et un final hors les murs qui a fait date.
Pierpaolo Piccioli ouvre une nouvelle ère chez Balenciaga
C’était LE rendez-vous de la semaine. Mercredi 8 juillet à 11h30, Pierpaolo Piccioli a présenté sa toute première collection couture pour Balenciaga. L’ancien maître de Valentino, orfèvre du volume et de la couleur, s’attaquait à un monument : l’héritage de Cristóbal Balenciaga, référence absolue de la sculpture couture. Le dialogue entre la rigueur architecturale de la maison et le lyrisme romain de Piccioli a offert l’un des moments les plus commentés de la saison.
Duran Lantink réveille Jean Paul Gaultier
Le même jour à 17h30, le Néerlandais Duran Lantink signait ses premiers pas couture chez Jean Paul Gaultier. Après des années de directeurs artistiques invités qui se succédaient saison après saison, la maison à la marinière confie enfin sa couture à une vision durable, choisie pour son irrévérence, taillée dans l’esprit du fondateur. L’enfant terrible a trouvé son héritier, et la couture parisienne un nouveau trublion.
Fendi rentre à Rome avec Maria Grazia Chiuri
Jeudi soir, au lendemain de la clôture parisienne, Fendi a offert le point d’orgue de la saison : le premier défilé haute couture de Maria Grazia Chiuri pour la maison romaine, présenté à Rome même. Un retour aux sources chargé de symboles pour la créatrice, qui a fait ses classes chez Fendi avant ses années Valentino puis Dior, et qui retrouve la ville éternelle en pleine année du centenaire de la maison.
Les habitués n’ont pas déçu
Autour de ces premières, les piliers du calendrier ont tenu leur rang : Schiaparelli en ouverture lundi, suivi d’Iris Van Herpen et de Christian Dior, puis Chanel et Giorgio Armani Privé mardi, chacun en double passage, avant Elie Saab mercredi. La semaine a aussi consacré la vitalité des indépendants, à l’image du drapé couture de Peet Dullaert présenté à l’Hôtel Wagram, que nous avons suivi de près.

Une couture de plus en plus mondiale
Dix-huit maisons invitées ont complété le calendrier officiel, de l’Indien Manish Malhotra et ses broderies spectaculaires au Britannique Robert Wun, en passant par Rahul Mishra, Imane Ayissi, ArdAzAei ou Standing Ground, avant la clôture parisienne signée Adeline André. La haute couture, discipline née à Paris, parle désormais toutes les langues du luxe. Prochain rendez-vous en janvier, avec une saison printemps-été 2027 déjà très attendue : Hermès y présentera sa toute première collection couture.
