Hermès s’apprête à franchir un cap inédit dans son histoire. En janvier 2027, la maison présentera sa toute première collection de Haute Couture, confiée à Nadège Vanhée-Cybulski. Un territoire que le sellier parisien n’avait jamais foulé, et qui vient couronner plus d’une décennie de travail sur le vestiaire féminin.
L’essentiel
- Hermès présentera sa toute première collection de Haute Couture en janvier 2027, à Paris.
- Nadège Vanhée-Cybulski, directrice artistique des collections femme depuis 2014, signe cette création inaugurale.
- La maison rejoint le calendrier officiel de la Semaine de la Haute Couture printemps-été 2027, prévue du 25 au 28 janvier.
- Pour ses débuts, Hermès défilera en tant que maison invitée, avant de pouvoir solliciter l’agrément officiel.
- L’appellation « haute couture » est juridiquement protégée : treize maisons seulement en bénéficient aujourd’hui, dont Dior, Chanel et Givenchy.
Une entrée très attendue dans le cercle le plus fermé
La Haute Couture est le sommet le plus disputé de la mode, et le plus difficile d’accès. En choisissant d’y faire ses débuts, Hermès rejoint un club minuscule, où chaque pièce est réalisée sur mesure, à la main, dans le respect d’un cahier des charges d’une exigence absolue. Pour une maison née de la sellerie et connue avant tout pour son cuir, ses carrés de soie et sa maroquinerie, l’annonce a valeur de déclaration : celle d’une ambition assumée sur le terrain du vêtement le plus rare.
Nadège Vanhée-Cybulski aux commandes
La responsabilité de cette collection inaugurale revient à Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête des collections femme depuis 2014. En une décennie, la créatrice française a imposé une silhouette Hermès reconnaissable : sobre, sensuelle, obsédée par la matière et la coupe plutôt que par l’effet. Cette grammaire, bâtie loin des logos et des tendances, constitue le socle idéal d’un passage à la couture, où le savoir-faire prime sur le spectacle. La première collection sera scrutée comme un manifeste autant que comme un défilé.
Le savoir-faire comme socle
Si l’annonce surprend, elle n’a rien d’illégitime. Hermès dispose déjà, en interne, de la plupart des métiers d’art qui fondent la Haute Couture : broderie, plumasserie, travail du cuir d’exception, tissage de la soie. La maison cultive de longue date une culture de l’atelier et du temps long, aux antipodes de la mode jetable. La couture n’apparaît donc pas comme une rupture, mais comme le prolongement naturel d’un patrimoine artisanal que peu de maisons peuvent revendiquer avec autant de constance.
Un label juridiquement protégé
Contrairement à une idée répandue, « haute couture » n’est pas un simple qualificatif : c’est une appellation protégée par la loi, encadrée par la Chambre syndicale et attribuée au compte-gouttes. Treize maisons seulement en bénéficient officiellement aujourd’hui, parmi lesquelles Christian Dior, Chanel et Givenchy. Hermès fera d’abord ses débuts au calendrier printemps-été 2027, du 25 au 28 janvier, en tant que maison invitée. Ce statut, déjà emprunté par d’autres grands noms, précède la demande d’agrément officiel, soumise à des critères draconiens de production et de savoir-faire.
Notre regard
En s’invitant à la Haute Couture, Hermès ne cherche pas la visibilité : la maison n’en manque pas. Elle revendique plutôt une place à la table où se joue la définition même du luxe, celle du geste unique et de la pièce irremplaçable. Reste à voir quelle forme prendra cette première collection. Mais l’intention, elle, est limpide : prouver qu’un héritage artisanal, patiemment entretenu, peut se hisser jusqu’au sommet sans jamais renier sa discrétion.


