Cent mille dollars la nuit. À ce niveau, une chambre d’hôtel n’est plus un lieu où dormir, mais une démonstration de pouvoir : art contemporain, piscine suspendue au-dessus du vide, fenêtres pare-balles. Voici les suites les plus chères de la planète, et la vérité sur ce que cachent ces prix à six chiffres.
Des nuits à six chiffres
Empathy Suite, l’œuvre d’art de Damien Hirst (Las Vegas)
Au Palms Casino Resort, l’Empathy Suite affiche 100 000 dollars la nuit, deux nuits minimum, et fut entièrement conçue par l’artiste britannique Damien Hirst. Requins dans le formol, papillons de pierre incrustés dans le marbre, bar de treize places et piscine en porte-à-faux suspendue au-dessus du Strip.
Royal Mansion, le duplex de Beyoncé (Dubaï)
À l’Atlantis The Royal, la Royal Mansion déploie 1 100 mètres carrés sur deux étages, à partir d’environ 100 000 dollars la nuit. Terrasse à piscine privée, vue à 360 degrés sur la Palme, écran géant et accessoires en or : la suite a été popularisée par le séjour de Beyoncé lors de l’inauguration de l’hôtel.

Royal Penthouse Suite, la forteresse de Genève
Longtemps désignée chambre la plus chère du monde, la Royal Penthouse Suite de l’Hôtel President Wilson occupe tout le dernier étage : douze chambres, fenêtres pare-balles, ascenseur privé, piano Steinway et vue sur le lac Léman et le Mont-Blanc. Comptez environ 80 000 dollars la nuit.
Grand Penthouse, le géant de New York (The Mark)
Présenté comme la plus grande et la plus chère suite d’Amérique du Nord, le Grand Penthouse du Mark Hotel, 75 000 dollars la nuit, aligne plus de 900 mètres carrés, cinq chambres, un salon transformable en salle de bal et la plus grande terrasse privée de la ville, avec des repas signés Jean-Georges Vongerichten à la demande.

Royal Villa, le palais grec au bord de l’eau (Lagonissi)
Près d’Athènes, la Royal Villa du Grand Resort Lagonissi, autour de 50 000 dollars la nuit, offre deux piscines, un majordome, un chef et un pianiste personnels, ainsi qu’un accès direct à la plage. C’est l’une des suites de resort les plus chères d’Europe.

À New York toujours, le Ty Warner Penthouse du Four Seasons, perché au cinquante-deuxième étage et né de sept ans de travaux, complète ce club avec ses murs incrustés de nacre, d’or et de platine, son majordome et son chauffeur privés.
Le vrai secret : presque personne ne paie ce prix
Car voici l’envers du décor : ces tarifs vertigineux sont d’abord des outils de prestige. Plusieurs de ces suites sont offertes aux gros joueurs des casinos, ou réservées « sur demande » à une clientèle triée sur le volet. Le prix affiché sert surtout à faire parler de l’hôtel. La nuit à cent mille dollars est, avant tout, une formidable opération de communication.


