L’essentiel
- Prix de départ fixé à 2 millions d’euros pour cet ensemble immobilier en centre-ville.
- Vente aux enchères organisée du 24 au 26 novembre 2026 sur la plateforme Agorastore Immo.
- Un ensemble architectural de 5 256 m² inscrit aux Monuments historiques depuis décembre 2025.
Cette inscription à l’inventaire des Monuments historiques, prononcée par un arrêté à la fin de l’année 2025, représente un tournant patrimonial majeur pour ce site exceptionnel de la préfecture de la Haute-Garonne. Le label officiel vient reconnaître la valeur culturelle, technique et historique d’une structure qui a traversé les époques sans perdre de sa superbe. Pour les futurs acquéreurs, ce classement est synonyme de prestige, mais il implique également un cadre réglementaire rigoureux pour toute intervention future sur le bâti. Les travaux de restauration et d’aménagement intérieur devront être menés en étroite concertation avec les services compétents de l’État, garantissant ainsi la préservation de la mémoire du lieu et la sauvegarde des éléments d’époque qui en font la singularité.
- Transfert définitif des services publics occupant les lieux prévu pour l’été 2027.
La libération progressive des espaces administratifs constitue une étape logistique de grande ampleur pour les services de l’État en région Occitanie. Ce déménagement, programmé pour s’achever définitivement à la période estivale de l’année 2027, permettra aux équipes d’intégrer des infrastructures plus modernes et adaptées aux exigences contemporaines en matière de transition énergétique et de confort de travail. Cette transition assure également au futur repreneur de l’hôtel particulier une jouissance totale et libre de toute occupation dès la finalisation du transfert, facilitant ainsi la mise en œuvre rapide des futurs projets de réhabilitation ou de reconversion de cet immense ensemble immobilier.
À Toulouse, l’État met en vente l’hôtel particulier Georges Pauilhac, un établissement architectural d’une surface de 5 256 m² situé au 1-3 rue Roquelaine, avec des enchères débutant à 2 millions d’euros. Cet ensemble immobilier, géré par le Pôle régional de l’immobilier de l’État d’Occitanie, fera l’objet d’une vente en ligne organisée du 24 novembre à 14 heures au 26 novembre 2026 à 16 heures sur la plateforme Agorastore Immo.
La mise en œuvre de cette procédure d’enchères publiques en ligne témoigne de la volonté de l’État de mener ses cessions immobilières dans la plus grande transparence. L’hôtel particulier Georges Pauilhac bénéficie d’un emplacement privilégié au cœur de la métropole toulousaine, une zone particulièrement dynamique où le foncier de cette envergure se fait extrêmement rare. La gestion de cette opération par le Pôle régional de l’immobilier garantit un suivi rigoureux du dossier, offrant aux investisseurs potentiels l’ensemble des garanties juridiques et techniques nécessaires pour se positionner sur un actif de cette importance patrimoniale.
Une alliance singulière entre Art déco et modernisme
L’identité esthétique de cet ensemble immobilier repose sur un contraste saisissant et harmonieux entre deux périodes majeures de la création architecturale du vingtième siècle. La première partie, l’hôtel particulier d’origine, s’inspire des codes raffinés de la Belle Époque et des prémices de l’Art déco, caractérisés par une attention méticuleuse portée aux détails, à la noblesse des matériaux et à l’élégance des proportions. Les façades en brique rouge, typiques de la tradition toulousaine, dialoguent avec des éléments en pierre sculptée qui confèrent une majesté immédiate à la résidence historique.
La seconde partie, construite plusieurs décennies plus tard, apporte une dimension moderniste affirmée à l’ensemble. Cette extension, par son écriture architecturale épurée et géométrique, témoigne des recherches fonctionnelles de l’après-guerre. Loin de dénaturer le bâtiment d’origine, cette structure offre des volumes généreux, de grandes ouvertures laissant entrer la lumière naturelle et une organisation spatiale orientée vers la productivité et la clarté. L’articulation de ces deux époques autour d’une vaste cour intérieure forme un écosystème architectural singulier, offrant une polyvalence d’usage unique pour les projets d’aménagement futurs.
Un chef-d’œuvre architectural entre Art déco et modernisme
Situé à l’angle de la rue Roquelaine et du boulevard de Strasbourg, le site réunit deux époques architecturales majeures articulées autour d’une cour intérieure. La bâtisse historique fut construite en 1910 par l’architecte Barthélémy Guitard pour la famille fondatrice du papier à cigarette JOB. À cette résidence patronale s’est ajoutée, en 1962, une extension moderne conçue par l’architecte toulousain Jacques Villemur. Propriété domaniale depuis soixante-dix ans, cet édifice a bénéficié d’une protection patrimoniale renforcée lorsque l’hôtel particulier et l’extension ont été inscrits aux Monuments historiques par arrêté du 10 décembre 2025.
Le choix de l’architecte Barthélémy Guitard en 1910 pour la conception de la demeure de la famille Pauilhac n’était pas fortuit. Les fondateurs du papier à cigarette JOB, véritables capitaines d’industrie de la région, souhaitaient édifier une demeure reflétant leur réussite industrielle tout en s’inscrivant dans la modernité de leur temps. Plusieurs décennies plus tard, l’intervention de Jacques Villemur en 1962 a su respecter cet héritage tout en adaptant l’ensemble aux besoins fonctionnels de l’administration publique. Cette double signature fait de ce site un cas d’école de l’histoire de l’architecture locale, justifiant pleinement la décision ministérielle de lui accorder la protection des Monuments historiques pour préserver cette trace tangible du développement urbain et économique toulousain.
La libération des espaces et la réorganisation des services
Occupé jusqu’ici par le Réseau Canopé et diverses directions du rectorat de l’académie de Toulouse, le complexe s’apprête à tourner une page de son histoire administrative. L’administration prépare la transition vers d’autres sites métropolitains. Les équipes concernées rejoindront progressivement le secteur de la Halle aux grains, au sein de l’immeuble Rhapsodie réhabilité, ainsi que les installations du Centre national d’enseignement à distance au Mirail. Cette vaste réorganisation logistique doit s’achever à l’été 2027 pour l’ensemble des agents concernés.
Ce redéploiement d’envergure répond à une stratégie de modernisation globale des conditions de travail des agents publics. En regroupant ses services au sein de l’immeuble Rhapsodie, idéalement situé près de la Halle aux grains, et sur le campus du CNED au Mirail, l’administration cherche à rationaliser ses surfaces occupées tout en intégrant des bâtiments répondant aux normes environnementales les plus strictes. Pour la ville de Toulouse, ce départ libère un espace foncier historique exceptionnel en plein centre-ville, offrant ainsi une opportunité de renouveau pour ce secteur résidentiel et d’affaires de la rue Roquelaine.
Le précédent des grandes cessions immobilières de l’État
La cession de l’hôtel particulier Georges Pauilhac s’inscrit dans un processus de transformation urbaine amorcé il y a plus de vingt ans à Toulouse. La libération des friches militaires et administratives a permis de redessiner de nombreux quartiers de la ville, transformant des espaces clos en véritables lieux de vie partagés. Ces mutations successives témoignent de la capacité de la municipalité et des acteurs économiques à réinventer des sites historiques tout en préservant leur âme et leur architecture caractéristique.
Une cession d’envergure pour le patrimoine de l’État
La mise sur le marché du 1-3 rue Roquelaine s’inscrit dans une politique continue d’optimisation du patrimoine public à Toulouse. Par le passé, le ministère de la Défense s’était déjà défait des 33 hectares de la Cartoucherie entre 2003 et 2006, un terrain devenu un écoquartier emblématique. La reconversion de la caserne Niel dans le quartier Saint-Agne et la vente des 13 hectares du Centre d’essais aéronautiques de Toulouse pour le projet Guillaumet illustrent également cette mutation. La transaction la plus massive demeure celle de l’ancienne cité administrative de Compans-Caffarelli, un ensemble de 30 000 m² proposé à 18 millions d’euros lors de sa mise en vente.
Ces différents exemples démontrent que la vente du patrimoine de l’État à Toulouse n’est pas un phénomène nouveau, mais plutôt un levier de développement métropolitain majeur. Qu’il s’agisse de la reconversion industrielle de la Cartoucherie ou de la requalification résidentielle du site Guillaumet, chaque projet a permis de dynamiser le marché immobilier local tout en créant de nouveaux services pour les habitants. L’hôtel Georges Pauilhac, par sa position centrale et sa protection historique, constitue une nouvelle étape particulièrement prestigieuse de cette politique de valorisation du domaine public.
La valorisation d’un héritage industriel et familial au cœur de Toulouse
La saga de la famille Pauilhac et de l’entreprise de papier à cigarette JOB est intimement liée à l’essor industriel de Toulouse et de sa région au tournant du vingtième siècle. En commandant cet hôtel particulier en 1910, Georges Pauilhac ne souhaitait pas seulement bâtir une demeure familiale, mais aussi affirmer la puissance économique de son groupe. L’utilisation combinée de la brique traditionnelle toulousaine et de structures métalliques novatrices pour l’époque soulignait ce lien constant entre art de vivre et modernité technique. Cette dimension historique confère à la vente actuelle une symbolique forte, celle de la transmission d’un témoin de la réussite industrielle haut-garonnaise.
La conservation de cet esprit industriel, tout en l’adaptant aux exigences d’un monde moderne, constituera l’un des principaux défis du futur acquéreur. La présence de salons d’apparat aux décors préservés, de boiseries délicates et de cheminées sculptées dans la partie historique de 1910 représente un patrimoine décoratif exceptionnel. Les futurs aménagements devront intégrer ces trésors ornementaux dans un projet global cohérent, assurant ainsi la pérennité de l’identité visuelle qui caractérise cet édifice depuis plus d’un siècle.
Les repères clés de cette vente aux enchères à Toulouse
Pour mener à bien cette acquisition hors norme, les candidats devront se conformer à un calendrier précis et à des modalités administratives strictes définies par la Direction des finances publiques. La numérisation de la procédure permet aux investisseurs de consulter à distance un ensemble de diagnostics techniques, d’études architecturales et d’historiques d’occupation. Cette transparence numérique vise à sécuriser chaque étape de la transaction, permettant aux enchérisseurs de bâtir des dossiers solides et réalistes au regard des investissements futurs indispensables pour la restauration du site.
Un potentiel de reconversion unique pour les investisseurs
Pour accompagner la réflexion des investisseurs et porteurs de projets, la Direction des finances publiques met à disposition un dossier technique complet sur les opportunités d’aménagement du site. La vente démarrera le 24 novembre 2026 sur la plateforme numérique dédiée.
La flexibilité des volumes offerts par les 5 256 m² de surface de plancher ouvre la voie à de multiples scénarios de reconversion. Qu’il s’agisse d’un projet hôtelier haut de gamme célébrant l’élégance toulousaine, de bureaux de prestige pour le siège d’une grande entreprise, ou d’un programme résidentiel de standing intégrant des services partagés, l’ensemble de la rue Roquelaine s’adapte à de nombreuses configurations. La cour intérieure, véritable havre de paix au cœur du tumulte urbain, constitue un atout précieux pour structurer et distribuer les différents flux de circulation au sein du complexe réhabilité.
- Localisation: 1-3 rue Roquelaine, Toulouse (Haute-Garonne)
Le quartier entourant la rue Roquelaine et le boulevard de Strasbourg se distingue par son élégance résidentielle et sa vitalité commerciale. Situé à quelques minutes de marche de la place Jeanne d’Arc et des principales connexions de transports en commun, le site bénéficie d’une accessibilité remarquable. Cette centralité géographique fait de l’hôtel Georges Pauilhac une adresse particulièrement attractive pour des activités tertiaires de prestige, des professions libérales ou des résidents à la recherche d’une qualité de vie urbaine préservée.
- Surface de plancher: 5 256 m²
- Statut patrimonial: Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques (arrêté du 10 décembre 2025)
L’ampleur de cette surface de plancher de 5 256 m² classe cet ensemble immobilier parmi les opportunités foncières privées les plus importantes de l’hypercentre toulousain de ces dernières années. La répartition équilibrée de cette surface entre la partie d’origine construite en 1910 et la structure moderne de 1962 permet d’envisager des projets mixtes de grande envergure. L’existence d’une cour intérieure apporte une respiration bienvenue à l’ensemble, offrant des opportunités de végétalisation, de stationnement ou d’aménagements extérieurs de qualité, indispensables pour la réussite d’un programme immobilier contemporain respectueux des normes environnementales.
- Prix de départ: 2 000 000 €
Le prix de départ de 2 millions d’euros a été déterminé pour susciter l’intérêt de professionnels de l’immobilier, d’investisseurs patrimoniaux ou de groupes institutionnels capables d’assumer les investissements de réhabilitation nécessaires. Compte tenu du classement du bâtiment aux Monuments historiques, d’importants travaux de rénovation devront être programmés pour redonner au site tout son lustre d’antan tout en le mettant en conformité avec les usages actuels. Ce tarif d’entrée attractif reflète à la fois le potentiel de valorisation exceptionnel de l’adresse et le cahier des charges exigeant lié à la sauvegarde du patrimoine historique.
- Calendrier des enchères: Du 24 novembre (14h) au 26 novembre 2026 (16h)
La période d’enchères de 48 heures constituera le point culminant de plusieurs mois de préparation et de visites techniques pour les acquéreurs intéressés. Ce format de vente dynamique permet d’assurer une saine émulation sur le marché, chaque enchérisseur pouvant ajuster son offre en temps réel dans les limites de son budget de restructuration. L’ouverture de la session le mardi 24 novembre 2026 à 14 heures marquera le début d’une phase décisive pour l’avenir de ce fleuron de l’architecture toulousaine, dont l’attribution définitive sera validée par les autorités domaniales à l’issue de la fermeture de la plateforme le jeudi 26 novembre à 16 heures.
- Plateforme de vente: Agorastore Immo
Le choix d’Agorastore Immo comme opérateur de cette mise en vente en ligne garantit une exposition optimale du bien auprès de réseaux d’investisseurs nationaux et internationaux. Forte d’une solide expérience dans la cession d’actifs publics complexes, la plateforme propose un parcours utilisateur sécurisé et transparent, tant pour la consultation des dossiers administratifs et techniques que pour la passation des offres financières. Ce dispositif numérique moderne permet d’élargir le cercle des acquéreurs potentiels tout en assurant une parfaite régularité des opérations, sous le contrôle constant des représentants de l’État en Occitanie.


