L’essentiel
- Le tournage des épisodes 36 et 37 de la série Alex Hugo s’est achevé le 5 août 2026 dans le Briançonnais.
- Un violent incendie survenu le 15 juillet dans le massif des Écrins a détruit plus de 500 hectares de végétation, perturbant le planning initial.
- La production s’appuie depuis plus de dix ans sur les décors naturels des Hautes-Alpes, réunissant en moyenne 6 millions de téléspectateurs.
- Le commissariat fictif de Lusagne reste durablement établi à Val-des-Prés, assurant d’importantes retombées économiques locales.
Le tournage de la célèbre série policière le lieu de tournage d’ Alex Hugo
Le tournage de la célèbre série policière, portée par le comédien Samuel Le Bihan sur France Télévisions, s’est achevé le 5 août 2026 dans les paysages sauvages du Briançonnais, surmontant de récentes perturbations logistiques. Cette production emblématique a su surmonter les répercussions d’un important incendie de forêt survenu au cœur de l’été dans le massif des Écrins. En adaptant son planning de manière particulièrement agile, l’équipe a pu mener à bien la mise en boîte des épisodes 36 et 37 sans altérer la qualité visuelle ni le cadre grandiose qui font la signature esthétique de cette œuvre télévisuelle majeure.
Un incendie majeur au cœur de l’été
Un incendie majeur au cœur du massif des Écrins
Le 15 juillet 2026, un violent incendie s’est déclaré dans le secteur préservé du Bois Noir, situé entre les communes de L’Argentière-la-Bessée et de Freissinières, à la lisière immédiate du Parc national des Écrins. Face à la progression rapide des flammes, une mobilisation humaine exceptionnelle a été déployée par les services de secours, atteignant son apogée le 24 juillet avec l’engagement simultané de 240 sapeurs-pompiers. Le bilan environnemental s’est avéré lourd puisque, au 27 juillet, plus de 500 hectares de végétation avaient été détruits par le feu. Ce sinistre a inévitablement perturbé les accès à certains décors naturels et forcé l’équipe de production à revoir en urgence sa feuille de route pour garantir la sécurité de tous.
Une adaptation logistique immédiate à Val-des-Prés
Loin de renoncer ou de délocaliser la série vers d’autres contrées, la production a réagi avec une grande flexibilité en avançant les prises de vues prévues à Val-des-Prés, un village pittoresque des devenu indispensable à l’intrigue. Pour la première fois, les épisodes 36 et 37 ont été filmés simultanément, une prouesse organisationnelle rendue possible par la variété des décors alternatifs qu’offre le Briançonnais. Selon le directeur de production Alain L’Eveillé, la richesse géographique de la région permet d’ajuster les tournages sans imposer de longs déplacements aux équipes techniques. Un transfert définitif de la production vers un autre département n’est donc absolument pas envisagé par les équipes.
La construction d’un territoire alpin imaginaire
Une production fidèle aux paysages des Hautes-Alpes
Créée par Nicolas Tackian et Franck Thilliez, la série s’inspire librement des personnages du roman « La mort et la belle vie » de l’écrivain américain Richard Hugo. Elle met en scène les enquêtes d’un ancien policier marseillais fuyant la métropole pour la quiétude affarente de Lusagne, une localité fictive de montagne. Depuis le lancement de la fiction en 2014, les paysages alpins constituent un personnage à part entière, plébiscité en moyenne par quelque 6 millions de téléspectateurs à chaque diffusion. À la fin de l’année 2025, sur les 34 épisodes déjà réalisés, 33 avaient été entièrement mis en images dans le département des Hautes-Alpes.
Une collaboration solide avec les acteurs locaux
Des retombées économiques locales majeures
Cette fidélité géographique se traduit par d’importantes retombées économiques et humaines pour les communautés locales. Le commissariat de Lusagne, installé de manière permanente à Val-des-Prés depuis 2021, nécessite entre cinq et six jours de travail sur place pour chaque épisode. Cet été, les équipes y ont séjourné une dizaine de jours, mobilisant au quotidien entre 50 et 60 professionnels de l’audiovisuel, sans compter les comédiens principaux et les nombreux figurants recrutés sur place. La production fait également appel à des talents régionaux, à l’image de Mickaël Amodeo, ancien pilote de moto originaire de Briançon, qui collabore depuis dix ans en tant que cascadeur attitré pour les scènes à deux roues.
L’enracinement historique de la série Alex Hugo
Avant que Val-des-Prés ne devienne le cœur névralgique de Lusagne, la commune de Cervières avait régulièrement accueilli la production dès l’automne 2015, mettant à disposition ses chalets d’alpage et ses espaces publics. Bien qu’une brève exception géographique ait eu lieu en septembre 2025 lors d’un tournage de trois semaines dans l’Oisans et la vallée de la Romanche, en Isère, la relation entre la série et les Hautes-Alpes demeure inaltérable. Au fil des ans, l’identité de cette fiction policière s’est façonnée à travers la topographie singulière du Briançonnais, prouvant que même les flammes ne sauraient dissoudre un tel ancrage territorial.


