Dans les bureaux d’Hermès, au-dessus du 8e arrondissement de Paris, une table est dressée avec une délicatesse qui évoque l’art de vivre à la française : des madeleines empilées telles des pétales de fleurs, des clémentines encore parées de leurs tiges vertes, et un café servi dans les tasses emblématiques rouges et blanches de la maison. C’est dans ce cadre raffiné que Pierre Hardy fait son entrée, sans faste inutile, vêtu d’une chemise bleue et d’un jean retroussé, un pull en maille taupe noué autour de la taille. Ses mocassins bruns, ses chaussettes couleur fauve et quelques accessoires empreints de sentimentalité – une alliance parsemée de diamants oblongs, une chaîne en or, une Rolex – complètent une allure discrètement élégante. Quelques taches de rousseur trahissent son affection pour le soleil méditerranéen, signe d’une âme éprise de lumière.