L’essentiel
- Coup d’envoi du 79e Festival de Cannes le 12 mai 2026 avec le film La Vénus Électrique.
- Demi Moore parée d’un ensemble Chopard cumulant 263,34 carats de diamants sur le tapis rouge.
- Présentation en avant-première de la collection Pomellato 2026 avec 21 tourmalines Paraíba sur Philippine Leroy-Beaulieu.
- Jane Fonda arborait un collier Iconica intégrant une aigue-marine cabochon de 46,34 carats et 2 143 diamants.
Le 12 mai 2026, la Croisette a lancé le 79e Festival de Cannes avec la projection en ouverture du film La Vénus Électrique de Pierre Salvadori. Sous la lumière de la Riviera, acteurs, réalisateurs et figures de la mode ont foulé le tapis rouge du Palais des Festivals, offrant une démonstration spectaculaire où le cinéma s’associe aux créations les plus précieuses de la haute joaillerie mondiale. Chaque printemps, ce rendez-vous incontournable du septième art transforme le littoral azuréen en une vitrine internationale de prestige, réunissant l’élite de la création artistique et de l’artisanat d’art.
La cérémonie d’ouverture marque traditionnellement le point de départ de douze jours de festivités intensives, de projections officielles et d’événements mondains. Devant les objectifs des photographes du monde entier, la montée des marches s’affirme comme une scène d’expression privilégiée pour les plus grandes maisons de la place Vendôme et des grands centres joailliers internationaux. L’alliance historique entre les personnalités du cinéma et l’univers du luxe trouve sur la Côte d’Azur son théâtre le plus éclatant, où le magnétisme des stars met en valeur la maîtrise technique et la créativité des ateliers d’art.
L’éclat des diamants et pierres de couleur chez Pomellato
Les gemmes d’exception de la maison Pomellato
Sur le tapis rouge, les maisons joaillères ont déployé un savoir-faire en associant diamants naturels et gemmes de couleur aux teintes intenses. L’actrice Jane Fonda a illuminé la montée des marches avec un collier Haute Joaillerie Iconica en or blanc serti d’une aigue-marine laiteuse cabochon de 46,34 carats et de 2 143 diamants, associé à des bagues Nudo. De son côté, Anaïs Demoustier portait une création Pomellato structurée autour d’un diamant jaune taille brillant ancienne mine de 12 carats encadré de maillons gourmette, complétée par des bagues Nudo et Catene.
L’actrice Philippine Leroy-Beaulieu a quant à elle dévoilé la collection Pomellato 2026 à travers un collier semi-rigide paré de 21 tourmalines Paraíba taille poire totalisant 20,15 carats. Cet ensemble était assorti de boucles d’oreilles comportant 14 tourmalines Paraíba et d’une bague ornée de plus de 840 pierres précieuses en pavage ton sur ton.
Fondée à Milan en 1967, la maison Pomellato s’est toujours distinguée par son approche singulière du bijou, introduisant le concept de prêt-à-porter dans un univers jusqu’alors dominé par une joaillerie plus conventionnelle. Reconnaissable entre toutes par ses volumes généreux, ses maillages retravaillés et son travail audacieux sur la couleur, la griffe italienne démontre une expertise unique dans la mise en valeur des minéraux rares. Les teintes bleutées et verdâtres des tourmalines Paraíba, pierres d’une grande rareté géographique, illustrent cette quête constante de nuances intenses et captivantes qui dialoguent harmonieusement avec la pureté des diamants.
L’excellence artisanale des grandes maisons italiennes
L’esthétique développée par la maison milanaise repose sur une alliance subtile entre tradition orfèvre et modernité stylistique. Les lignes emblématiques telles que Nudo, caractérisées par la taille nue des pierres qui capte la lumière sous tous les angles, ou Catene, qui réinvente le travail de la chaîne sous des formes contemporaines, témoignent d’une recherche permanente d’équilibre. Les artisans des ateliers de Milan perpétuent des gestes minutieux pour concevoir des montures fluides capable d’épouser les mouvements du corps, offrant ainsi un porter agréable sans compromis sur la majesté des pierres retenues.
En choisissant d’arborer ces parures lors d’une ouverture de festival aussi médiatisée, les comédiennes soulignent l’importance du design italien sur la scène internationale de la haute joaillerie. La présence de gemmes rares aux volumes généreux témoigne du retour en force des pierres de couleur au cœur des collections les plus exclusives, où chaque taille et chaque sertissage sont minutieusement étudiés pour maximiser la réfraction de la lumière sous les projecteurs de la Croisette.
Chopard habille le jury et les figures du cinéma
Chopard et l’écrin somptueux de la Croisette
Partenaire historique de la manifestation et créateur de la Palme d’or, la Maison Chopard a paré les membres du jury et les invitées d’honneur de pièces de Haute Joaillerie. Demi Moore a fait sensation avec un collier plastron en or blanc 18 carats de 226,34 carats de diamants naturels à cinq rangées, accompagné de boucles d’oreilles de 22,87 carats et de bagues totalisant plus de 14 carats de diamants supplémentaires.
Les autres membres du jury, Ruth Negga et Zhao Tao, portaient également des ensembles en diamants signés Chopard, tout comme la top-modèle Poppy Delevingne vêtue de pendants étincelants, tandis que l’acteur Mike Angelo arborait une bague en or et diamants de la maison suisse.
Depuis plusieurs décennies, le joaillier suisse entretient un lien privilégié avec le monde du cinéma. Installée à Genève, la maison familiale s’est imposée comme un acteur central des tapis rouges internationaux, métamorphosant chaque montée des marches en une célébration de la gemmologie et de l’artisanat d’art. En façonnant avec précision la célèbre Palme d’or au sein de ses ateliers, la structure réaffirme chaque année son engagement envers la création artistique globale et l’excellence technique nécessaire à la réalisation d’œuvres d’exception.
L’utilisation de diamants naturels de haute qualité par la maison genevoise s’inscrit dans un processus rigoureux de sélection et de fabrication. Chaque pierre précieuse est choisie pour sa pureté, sa couleur et sa coupe, garantissant un éclat maximal sous la lumière naturelle de la Riviera comme sous l’éclairage artificiel du tapis rouge. Les ensembles présentés cette année reflètent la capacité des maîtres joailliers à assembler des centaines de gemmes dans un équilibre parfait, alliant la souplesse des structures articulées à la rigueur géométrique des montures en or pur.
Lignes contemporaines et haute couture sur les marches
Les créations contemporaines aux silhouettes épurées se sont également distinguées lors de cette soirée d’ouverture. La maîtresse de cérémonie Eye Haïdara portait le collier Totem de Messika serti de 34 carats et le bracelet Mille Feux de 15 carats en or blanc 18 carats. La chanteuse Ginta avait choisi le collier et le bracelet So Move Max de la même maison, associés à des puces et créoles modernes.
En total look Louis Vuitton, l’actrice Vimala Pons arborait des bijoux de Haute Joaillerie Louis Vuitton pour accompagner sa robe fourreau. De son côté, Ludivine Sagnier est apparue dans une parure de la collection Princess Star de Roberto Coin, combinant or blanc, diamants et saphirs jaunes.
L’émergence d’une joaillerie aux lignes graphiques et épurées s’affirme comme une tendance majeure du secteur. Les créations de la maison Messika, fondée à Paris au début du XXIe siècle, illustrent cette volonté d’émanciper le diamant des contraintes traditionnelles en proposant un porté dynamique et ergonomique. En travaillant sur la légèreté des structures et la mobilité des pierres, la griffe parisienne insuffle une énergie moderne qui séduit une nouvelle génération de figures publiques désireuses de concilier tradition des pierres précieuses et esthétique contemporaine.
Parallèlement, la convergence entre les grandes maisons de couture et les divisions de haute joaillerie renforce l’harmonie visuelle des silhouettes présentées sur la Croisette. L’intégration de collections de bijoux par les acteurs majeurs de la mode parisienne et internationale permet de concevoir des ensembles globaux où les textiles, les coupes et l’éclat des minéraux dialoguent sans rupture. Cette vision globale du style met en avant des motifs géométriques novateurs et des associations de couleurs audacieuses, à l’image des alliances entre diamants et saphirs aux nuances chaudes.
Pièces d’archives et élégance masculine à l’honneur
Patrimoine historique et élégance masculine
Le patrimoine joaillier s’est imposé grâce à la réalisatrice Rebecca Zlotowski, qui arborait un bracelet souple Art déco en platine et diamants datant de 1927 issu de la collection privée Boucheron, symbole de la « Joaillerie Blanche » du début du XXe siècle. L’acteur Théodore Pellerin portait pour sa part une montre Reflet M et des bijoux de la ligne Quatre Radiant Edition utilisés en broches revers.
L’histoire de la maison Boucheron, établie dès 1893 sur la prestigieuse place Vendôme, se reflète dans ces pièces patrimoniales qui traversent les époques. La période Art déco, caractérisée par des formes géométriques pures, l’utilisation privilégiée du platine et la recherche de symétrie, représente un âge d’or de la joaillerie française. La mise en valeur de pièces d’archives lors d’événements contemporains permet de transmettre cet héritage culturel et technique tout en soulignant la pérennité des créations d’époque, dont la modernité esthétique demeure intacte un siècle après leur réalisation.
L’horlogerie et la joaillerie masculine ont complété le tableau de cette première soirée cannoise. Le mannequin Alton Mason portait une montre Audemars Piguet Royal Oak en or gris sertie de 770 diamants et dotée d’un cadran en saphirs bleus dégradés. Enfin, Lucas Bravo portait une broche vintage des années 1970 issue de la collection Patrimoine de la Maison Fred, confirmant le retour en force de la broche sur le vestiaire masculin du tapis rouge.
L’évolution du vestiaire masculin vers une expression plus affirmée de la joaillerie constitue l’un des phénomènes marquants des récents tapis rouges. Longtemps cantonnée aux montres classiques et aux boutons de manchette discrets, la présence des bijoux masculins s’enrichit désormais de broches vintage, de bagues ornées et de garde-temps sertis issus des plus prestigieuses manufactures horlogères du Brassus. Cette réappropriation des accessoires précieux par les hommes témoigne d’une mutation profonde des codes vestimentaires du luxe, où le dialogue entre haute horlogerie et joaillerie patrimoniale offre une palette d’expression renouvelée.