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« People We Meet on Vacation » est tout ce dont vous avez besoin cet hiver

Dans cet article, découvre comment People We Meet on Vacation, adaptation Netflix du best-seller d’Emily Henry, s’impose comme une comédie romantique réconfortante

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Adapté pour Netflix du roman à succès d’Emily Henry, People We Meet on Vacation raconte la naissance d’un amour entre une écrivaine passionnée de voyages et un professeur discret, au cœur d’une comédie romantique lumineuse et réconfortante.

Figure incontournable de la romance contemporaine, portée aussi bien par les classements du New York Times que par l’engouement de TikTok, Emily Henry assume pleinement son goût pour les histoires sentimentales accessibles et feel good. Première transposition à l’écran de l’un de ses romans, People We Meet on Vacation affiche d’emblée la même sincérité. Dès les premières images — un ciel bleu éclatant, le bruit des vagues, une jeune femme étendue sur le sable, un livre à la main — le décor est planté, avant qu’un incident aussi trivial qu’ironique ne vienne tout gâcher : une mouette laisse tomber ses fientes sur les pages du roman. En quelques secondes, le film esquisse le portrait d’une héroïne sympathique mais maladroite, dont la vie n’est jamais tout à fait à la hauteur de ses espérances. Le message est clair : sous la direction de Brett Haley, le film embrasse sans détour les codes de la comédie romantique, sans chercher à les détourner ou à les moderniser à outrance. Et c’est précisément ce qui fait son charme.

Après un premier road trip improvisé, Poppy et Alex prennent l’habitude de se retrouver chaque été pour partir en vacances ensemble, malgré des trajectoires de vie de plus en plus divergentes. Elle s’installe à New York et devient journaliste spécialisée dans les voyages pour un magazine dirigé par la charismatique Jameela Jamil, tandis que lui reste fidèle à l’Ohio, menant une existence rangée d’universitaire casanier. De la Nouvelle-Orléans à la Toscane, en passant par les grands espaces canadiens, ces escapades estivales mettent en lumière une complicité intacte, régulièrement mise à l’épreuve par des relations amoureuses parallèles. Dans le présent, leurs retrouvailles se déroulent à Barcelone, à l’occasion du mariage du frère cadet d’Alex, après deux ans de silence. Que s’est-il produit lors de leur dernier voyage commun ? Et que subsiste-t-il de leur lien aujourd’hui ? Le film apporte rapidement ses réponses.

Deux personnalités que tout oppose… en apparence

Disponible sur Netflix en plein cœur de l’hiver, People We Meet on Vacation arrive à point nommé pour chasser la grisaille. Le film ne prétend pas surprendre un public déjà familier du genre, et qui n’en attend pas nécessairement plus. Dès la rencontre entre Poppy Wright et Alex Nilsen, deux étudiants que tout semble opposer, la direction que prendra leur relation apparaît évidente. Plutôt que de tomber dans des clichés paresseux, le récit trouve sa force dans la précision avec laquelle il déroule les mécanismes classiques de la romance, offrant une sensation de confort et de familiarité.

  • Le motif des contraires attirés l’un par l’autre est exploité sans détour. Sur près de neuf années, Poppy se persuade qu’elle ne souhaite qu’une chose : une existence vibrante, faite de mouvement et de découvertes. À l’inverse, Alex aspire très tôt à une vie stable et enracinée dans leur ville natale fictive de Linfield, dans l’Ohio. Là où elle rêve de départs et d’aventures, lui imagine un foyer et des habitudes rassurantes. À la fin de leurs études à l’université de Boston, il lui propose de la raccompagner dans le Midwest, lançant ainsi un voyage de deux jours qui scellera leur relation. Le contraste entre eux est immédiat : Poppy déborde d’énergie, parle trop, se montre parfois gauche, tandis qu’Alex se distingue par sa réserve, son pragmatisme et sa réflexion. Sa douceur et sa capacité d’écoute équilibrent toutefois leurs échanges et posent les fondations d’une amitié profonde.

Le charme indéniable de ses interprètes

Si People We Meet on Vacation fonctionne aussi bien, c’est en grande partie grâce à l’alchimie évidente de son duo principal. Tom Blyth incarne Alex avec une sobriété séduisante, trouvant le juste équilibre entre sérieux et sensibilité. Révélé récemment dans le rôle sombre de Coriolanus Snow dans la saga Hunger Games, l’acteur prouve ici qu’il excelle aussi dans un registre plus tendre. Formé à la Juilliard School, il s’est d’abord illustré sur scène dans de grands rôles shakespeariens — de Caliban à Antoine — avant de s’orienter vers le cinéma. Cette expérience transparaît dans son jeu, apportant à Alex une profondeur émotionnelle et une retenue particulièrement touchantes. En s’éloignant de personnages tourmentés, Blyth conserve néanmoins une intensité intérieure qui enrichit cette romance solaire.

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